Roadtrip #3: West Coast

Vendredi matin au réveil, le ton est donné, le fameux “fog” de San Francisco est là, on ne voit plus rien… Nous commençons alors la dernière partie, du dernier pays du voyage, et comme souvent à la fin d’une aventure, l’excitation laisse place à la fatigue, que nous croyions pourtant absente…. C’est donc un peu las et les yeux qui clignotent que nous passons ces derniers moments. Mais ça ne nous empêche pas de les ouvrir, pour les belles surprises que nous réservent ces 4 jours.

Golden Gate Bridge

Avant de quitter totalement la ville, nous reprenons le van pour la “49 miles road”. Trouvé sur un plan de San Francisco, cet itinéraire permet de voir  les principaux points d’intérêt. Ayant déjà bien arpenté les rues, nous faisons quelques aménagements, mais passons tout de même une dernière fois devant le Golden Gate Bridge, pour le plaisir. Nous y découvrons une petite expo à ciel ouvert sur la construction du pont, que nous avions loupé en passant en vélo (Jeannie Longo n’a qu’à bien se tenir, j’vous avais pas dit?) et la chance est avec nous, le brouillard se dissipe à notre arrivée, nous avons droit à une de ces vue du pont apparaissant parmi les nuages, Waow! La route nous emmène également voir quelques bisons dans le Golden Gate Park et une vue à 360° sur la ville depuis Twean Picks. Dans l’après-midi nous commençons notre route vers le sud et trouvons un camping sympa pour le soir, au bord des dunes.

Baie de Monterey

Le lendemain la météo clémente nous permet de flâner à Monterey, petite ville à l’héritage hispanique que l’on retrouve dans les nombreuses constructions en adobe, et dont un petit circuit historique permet de découvrir les secrets à pied. A midi nous dégustons quelques spécialités de la mer sur la Fisherman’s Wharf, hyper touristique. Pendant que Jérôme goute un sandwich au saumon fumé, je découvre la délicieuse “Clam Chowder”, une soupe de poisson et crustacés servie dans une miche de pain évidée, un régal!

Clam Chowder

Lorsque nous reprenons la route, le brouillard est tombé, on ne voit même pas la mer, juste en contre-bas, dommage nous attaquions la partie “la plus spectaculaire”…. Histoire de nous laisser une petite chance d’en profiter, nous nous arrêtons assez rapidement pour une nuit de camping sauvage, pour une fois qu’il n’y a pas de panneau l’interdisant.

Pacific Coast Highway... dans le brouillard

Dimanche matin nous sommes plutôt contents qu’aucun shérif, ni ranger ne soit venu toquer à la fenêtre pour nous déloger en pleine nuit, mais toujours déçus par la météo, le brouillard s’est levé, maintenant il est juste au dessus, on voit la mer, mais il fait tout gris. Cette fois il faut y aller, nous reprenons donc la route en pensant Bretagne plutôt que Californie, vu sous cet angle ça a un certain charme. Notre découverte du jour, c’est une énorme colonie d’éléphants de mer sur une plage, que l’on peut approcher tout près.

Eléphant de mer

Souvenez-vous les éléphants de mer, ce sont les gros patapoufs qui se déplacent en une forme gélatineuse sur la plage. Bon ok quand on pèse plusieurs tonnes et qu’on a pas de patte, ce n’est pas forcément facile. Ceci dit, vu les moyens à leur disposition, ils sont franchement rapides et je n’aimerais pas trop être poursuivi par l’un d’eux. Bref, c’est la saison de la reproduction et il y a plein de petits tout mignons qui poussent des cris hyper aigus et comment ça s’appelle le cri de l’éléphant de mer?…. Ben j’sais pas!

Eléphants de mer - Ca fait du bien de s'étirer...

C’était bien beau de se la couler douce jusqu’ici, mais maintenant il faut rouler si on veut arriver à temps à Los Angeles, nous visons donc Malibu pour dormir. Point de maillot rouge, de bouée accrochée à la ceinture, de Pam, ni de David, on nous aurait menti?? En tout cas, ce qui est vrai c’est que c’est une banlieue hype de LA, ici les maisons sont immenses, mais dans le concept américain de villa de luxe, c’est la taille de la maison qui compte, pas celle du terrain, on voit donc des maisons ahurissantes collées les unes aux autres?!…. Je dis ahurissantes, parce que dans ce même concept il y a “Je vais me faire une maison d’époque”, “Quelle époque?”, “Ben celle que tu veux…. “. Alors l’un construit avec des colonnades, genre bienvenu chez Jules César, pendant que le voisin se prend pour Zorro avec son hacienda et celui de l’autre côté pour un prince médiéval avec tours, toiture terrasse crènelée et vitraux (le concept Moyen-Age rencontre un certain succès dans le pays). Evidemment on peut décliner beaucoup d’autres styles: pêcheurs, branchouille, chalet, etc… Véridique! Les américains pensent probablement que pour avoir une maison chic, il faut qu’on se croit à Walt Disney. Comme dirait quelqu’un que je connais: “Chacun ses mauvais goûts….”

Et pour notre dernier jour dans LA, ville du cinéma, nous faisons un tour des studios Paramount. Bien que le guide ne parle que de séries que nous ne connaissons pas (ne sont-elles pas diffusées en France ou sommes-nous vraiment déconnectés? Il est p’têtre temps de rentrer finalement…), c’était plutôt sympa de se mettre à la place du scénariste qui check son film sur grand écran dans le théâtre, des acteurs dans les décors intérieurs ou dans le quartier de New-York reconstitué à l’extérieur.

Studios Paramount

Bon, cette fois, faut y aller! Dans quelques heures nous embarquons pour Londres, puis Paris….

L’aventure se termine ici. Pour le moment impossible de faire un bilan, tout est encore tout frais, encore “vivant” dans nos têtes, tout ce qu’on peut vous dire c’est que nous avons passé une année vraiment extraordinaire, que l’on a adorée partager avec vous, merci!

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Road trip #2: San Francisco

Pour commencer galère galère pour trouver un emplacement de camping ici. Contrairement à l’Australie, les États-Unis ne sont pas le pays de la vie outdoor… Pourtant à voir les caravanes, que dis-je les bus, les camions-maisons qu’ils ont, on pourrait croire…. Sans mentir leurs « camping car » (je ne suis même pas sûre que le terme s’applique pour près de 30m2) font passer ceux des australiens pour des remorques. Mais rien n’est fait pour qu’ils s’arrêtent dans un endroit tranquille aménagé, il est partout indiqué « no overnight staying ». Reste alors le camping, nous ne le trouvions déjà pas donné en Australie autour de 35€ la nuit, autant vous dire que nous avons frôlé l’infarctus quand nous avons découvert qu’ici c’est autour de 60€…

Les énormes caravanes au camping "chaleureux"...

Et pour ce prix là c’est même pas les Flots Bleus…. Pas de vue, pas de cuisine, pas de piscine (n’évoquons même pas le jacuzzi dans lequel nous avons barboté à plusieurs reprises en NZ), pas d’aire de jeux, et surtout pas un brin d’herbe… En fait à ce prix là, on a un grand parking, à partager avec les même pas copains, puisqu’ils ne sortent pas de leur villa sur roues ( en même temps ils ne doivent pas s’y sentir à l’étroit…), avec tout de même sanitaires et salle télé.
Finalement nous nous en sortons pour un peu moins cher en prenant un emplacement tente, sans raccordement et on a même une bandounette de pelouse. Ben oui les sardines, ça ne rentre pas dans le béton….

Notre coin au camping

Tracasseries matérielles mises à part, San Francisco c’est une super ville, le genre d’endroit, comme à Sydney où on se dit qu’il doit faire bon vivre… Ce qui est maintenant sûr, après en avoir visité pas mal ces derniers temps, c’est qu’une ville où il y a l’eau à proximité et une promenade aménagée le long c’est toujours plus sympa. Si on ajoute à cela la météo clémente et les collines (certes un peu fatigantes), sur lesquelles sont aménagées les différents quartiers et desquelles on a régulièrement de jolies vues sur la baie, on se dit que l’emplacement du site est idéal.

San Francisco

Puis il y a l’architecture, c’est comme dans les films, les immeubles avec les escaliers de secours en façade, faut avouer que quand on construit en contreplaqué, mieux vaut être prévoyant…, les petites maisons de ville alignées avec leur bow-window, les tours du centre ville datant de la première moitié du siècle, tout y est, les dimensions sont humaines, il y a une âme et l’ensemble est donc plutôt chaleureux.

San Francisco

On trouve aussi l’une des plus grande communauté chinoise expatriée et donc un vrai Chinatown, du genre on se demande s’il ne faut pas un visa pour entrer et des yuans pour payer, parce que tout y est écrit à la fois en anglais et en chinois, y compris les panneaux de la ville. On trouve toutes les boutiques de remèdes locaux, des librairies chinoises, des produits alimentaires directement importés, un hôpital chinois, etc… Et bien sûr dans la rue ça parle chinois, ça crache, ça braille, comme au pays quoi!

Chinatown

San Francisco, ne serait pas la même sans ses transports en commun typiques: Il y a bien sûr l’incontournable cable-car, cette sorte de funiculaire qui grimpe les collines abruptes. Des dizaines de lignes existantes pendant la première moitié du siècle, il n’en reste que 3, essentiellement utilisées par les touristes (à 6$ le trajet, on comprend qu’ils ne le prennent pas pour aller au boulot!), pour un petit voyage de charme dans le temps…. Il faut dire qu’ils avaient de l’idée à l’époque car le système utilisé est particulièrement astucieux: les wagons ne sont pas motorisés, mais le long de la ligne un câble enterré tourne en permanence, entrainé par la machinerie centrale, commune à plusieurs lignes. Le wagon vient alors s’accrocher au câble pour avancer, puis il le lâche lorsqu’il doit s’arrêter.

Cable Car

On croise également le street car, un tram en fait, mais dont il ont gardé des wagons d’époque assez amusants. La ville est vraiment bien pourvu en transports en commun jusque dans les banlieues, ce qui est bien pratique pour les voyageurs qui laissent leur van ou leur voiture (en ville tous les parkings sont payants et très chers) à Pétaouchnok…

Le Street Car

Enfin comment passer à San Francisco sans s’extasier devant son emblème, le Golden Gate Bridge! Oui, oui même si vous n’êtes pas fan de pont (ah bon, ça existe?), vous ne pourrez pas, ne pas l’admirez! Et si toutefois vous l’êtes sachez qu’il a un cousin, qui n’a pas rougir de sa structure: le Bay Bridge.

Bay Bridge

Pour bien en profiter nous l’avons approché, puis traversé en vélo, afin de pourvoir le regarder sous tous les rivets. Et mine de rien, on a bien le temps d’en profiter car il fait tout de même 1,2 miles de long, (1,2 miles ça fait 2km environ, ils sont pénibles à compter dans des unités différentes sans cesse, non? Et je ne vous parle pas de la température, ça fait bizarre de se geler par 30°…. , bref).A l’époque de sa construction c’était la plus longue portée du monde et 75 ans plus tard, seuls 8 autres ponts du même type lui ont ravi le titre…

Golden Gate Bridge

Comme emblème, quoiqu’un peu moins “funkie”, il y a également Alcatraz, la fameuse prison dont personne ne s’est jamais échappé (Nan, Sean Connery c’était pour le film, c’est pas vrai!), pas même Al Capone. Depuis sa fermeture dans les années 60 pour cause de coût d’entretien trop onéreux (faut croire que les avions pour Guantanamo sont gratuits…), elle a été occupée quelques années par les représentants des indiens d’Amérique pour protester contre l’occupation de leurs terres et est aujourd’hui un musée. Vu qu’il n’y a pas besoin de changer les serrures, nous n’y sommes pas allés…

Alcatraz

Nous achevons ces 3 jours et demi à San Francisco en nous disant qu’il y aurait bien eu de quoi s’occuper pendant une semaine, mais il y a la West Coast qui nous attend: On the road again!

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Road-trip #1: Las Vegas & les parcs

Las Vegas, empire du jeu, du shopping, lieu où tout est permis, où tout existe: des pyramides à la tour Eiffel en passant par les gondoles vénitiennes…. Pourtant ça ne nous fait pas rêver, c’est plutôt écoeurant, parce que c’est trop…. tout. Tout est too much, c’est l’abondance, la folie des grandeurs, la société de consommation en pleine figure, la démesure (j’avoue concernant le magasin M&M’s avec 22 couleurs au choix, ça me gêne moins…). Quand ce qui se veut luxueux devient bling-bling et passe à côté du chic….

Las Vegas

On ne peut pas dire que nous ayons aimé ou pas cet endroit, c’est juste quelque chose à voir, comme visiter un musée, prendre du recul et observer ce qui se passe ici, d’ailleurs on croise pas mal de touristes venus juste “pour voir”. La nuit, la ville et ses milliers de lumières ont un côté magique (abstraction faite de la quantité d’énergie utilisée ici pour faire de la pub, qui pourrait probablement chauffer tous les nécessiteux du pays….).

Las Vegas - Le Strip (Las Vegas Bvd)

Tous les décors des grands hôtels-casinos sur le Strip et les spectacles donnés par ceux-ci, nous plongent dans un monde irréel, comme dans un parc d’attraction. Il faut bien reconnaître que les idées et les travaux pour réaliser tout cela représentent un travail colossal, surtout en plein désert. A l’intérieur de chaque complexe: des machines à sous, des tables de jeux, des boutiques, on peut fumer, être habillé n’importe comment (la preuve nous avons pu rentrer partout!), on est assez loin de l’univers feutré côtoyé par James Bond dans son smoking. A l’extérieur les limousines se succèdent sur Las Vegas Boulevard. Nous avons bien vu quelques publicités, mais pas les chapelles où Elvis peut vous marier vite fait bien fait, à dire vrai ça ne nous a pas manqué….

Las Vegas

Bon avouons, nous avons quand même joué quelques pièces, on ne sait jamais “la chance du débutant….”, comme on dit. Il fallait bien ça, vu que nous n’avons pas vraiment compris le fonctionnement du jeu, mais comme à aucun moment il n’y a eu le bruit continu des pièces qui tombent, ni les flashs partout, nous nous sommes dit que nous n’avions pas gagné le gros lot….

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Allez on a vu Vegas et ça valait le coup d’œil: On the road again….

Nous poursuivons la route dans le désert jusqu’à Death Valley, vallée de tous les extrêmes: température (53°c relevés en 1913), altitude (85m SOUS le niveau de la mer). Les paysages sont dépourvus de végétation mais variés, au pied des montagnes aux multiples couleurs, une plaine de sel…, derrière le Golden Canyon, Red Cathedral…

Death Valley - Golden Canyon

Nous sommes, une fois de plus, éblouis par les couleurs si différentes et si proches les unes des autres, que la nature peut produire! A l’autre bout de la vallée, comme un peu paumées, quelques dunes d’un sable extrêmement fin, sur lequel il doit être impossible de marcher en été.

Death Valley - La palette de l'artiste

Après 2 jours dans ce panorama où l’on se sent tout petit, nous reprenons la route, à travers les arbres de Joshua et les forêts d’éoliennes, direction le Yosemite Park. Mais là, petite surprise, nous sommes obligés de faire un détour de 200km car sur la route reliant les 2 endroits, il y a un col qui n’est jamais déneigé avant le 15/04?!… Si on connaissait celui qui a pris cette décision….

Nous nous apercevons que ce n’était vraiment pas un attrape touriste, il y a de la neige en arrivant au Yosemite, mais les routes du parc sont très bien déneigées. Il fait bien froid dans le coin, surtout à Yosemite Village où sont regroupées toutes les “facilités”, y compris le camping, au fond de la vallée qui ne voit le soleil que quelques heures par jours…. Nous le prenons comme une réadaptation progressive avant le retour…

Yosemite Park

Ici l’emblème du parc c’est l’ours, parce qu’il paraît qu’il y en a plein. Mais pas des petits oursons gentils comme dans Winnie, des ours qui cherchent un goûter, alors partout au camping ils vous fichent la trouille avec des avertissements, des poubelles et casiers pour ranger la nourriture qui résistent aux ours, interdiction de laisser quoi que ce soit dans sa voiture et pour faire peur, ils mettent des photos de voitures complètement retournées par les ours affamés…. Ils vous font même signer un papier pour confirmer que vous avez bien compris et que vous respecterez les règles, sinon c’est amende, retrait du permis d’entrée dans le parc et tout et tout…  Alors nous avons tout bien ranger dans le casier, y compris la trousse de toilette, paraît qu’ils aiment bien aussi le dentifrice et la crême pour filles, c’est sûrement plutôt les oursonnes…

Yosemite Park - Ca fait peur...

A part ça, nous étions quand même venus pour nous balader alors nous avons fait quelques randos, à la cascade Yosemite où nous n’avons malheureusement pas eu de ciel bleu, puis au lac miroir, impressionant!

Yosemite Park - Mirror Lake

Sur les sentiers nous n’avons pas croisé beaucoup de monde, en revanche l’activité à la mode dans le coin, c’est la photo: des dizaines de gens avec trépieds, appareils à rendre jaloux un paparazzo et ils attendent THE moment pour avoir THE photo de la star du parc: le Half-Dome, la montagne en forme de… demi dôme, bravo il y en a qui suivent! Ok ça change de la pêche mais ils doivent quand même se cailler un peu…

Yosemite Park - Half Dome

Du désert aux montagnes enneigées, nous avons découvert la Californie “intérieure”!

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